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Compte-rendu partie ABSOLUTE VICTORY

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Mars - Avril 1941

Les Britanniques et les Français s'accordent enfin dans le même objectif de repousser les armées allemandes. Les deux nations peuvent désormais coopérer et partager leurs efforts contre l'agresseur teuton. La propagande va bon train des deux côtés du front! Les alliés s'érigent en sauveur du monde libre ...

... alors que les Allemands s'efforcent de rassurer les populations que ce sont eux les gentils :

Sur le front français justement, les Allemands dont les lignes de ravitaillement son trop étirées ne peuvent effectuer qu'une seule attaque puissante contre les défenses parisiennes! Le Général Guderian attaque encore une fois la capitale avec son groupe d'armées C en récupérant des unités du Groupe d'armées A sur son chemin.

Encore une fois, la résistance française est tenace et vient à bout de l'assaut allemand, malgré une Luftwaffe exemplaire qui met une déculottée à l'adversaire français : le Général François déclarera d'ailleurs que la médiocrité du matériel français est heureusement compensée par des pilotes français de grande valeur, propos que l'Histoire jugera bien entendu, mais qui a doucement fait rigoler outre-Rhin, semble-t-il. Quoi qu'il en soit, Français et Allemands subissent de lourdes pertes, Paris est à nouveau affaiblie mais tient.

C'est alors que Lord Gort en charge de la défense du sud de la France décide de lancer une contre-attaque sur Lyon, inespérément à peine défendue par une armée Tchèque! L'erreur stratégique de l'Axe permet aux alliés de reprendre Lyon, rouvrant la route à deux armées françaises massées sur la Ligne Maginot et coupées du reste des forces françaises depuis plusieurs mois! Ces troupes se hâtent de rejoindre Paris pour participer à la défense.

Les Italiens qui décidément sont bien opportunistes profitent de l'affaiblissement des défenses marseillaises pour lancer une attaque au sud afin de faire enfin sauter le verrou et de s'engouffrer en France. Mais leur attaque échoue à nouveau.

Dès lors, c'est l'inquiétude du côté de l'Axe. Un journal français se targue d'avoir rencontré Goering en personne et d'avoir recueilli des propos plus qu'énigmatiques!

Nul ne sait si le reporter français avait ses entrées au Reichstag! Transition parfaite pour évoquer la purge effectuée du côté de certains parlementaires Français! En effet, le gouvernement français a eu vent d'une fronde qui commençait à se constituer, fronde menée par certaines fortes têtes comme Pétain ou Laval. Les conspirateurs auraient eu le projet fou de négocier une reddition en faveur de l'Allemagne! Quoi qu'il en soit, ils ne feront plus de mal à l'effort de guerre et se contentent désormais de suçoter des pastilles Vichy à longueur de journée.

C'est alors que survient un évènement tout à fait mystérieux! Le bras droit du Führer se rend en personne au Royaume-Uni afin d'y rencontrer le gouvernement anglais dans l'espoir de négocier une paix séparée! L'homme est immédiatement emprisonné!

 

Un tour d'horizon du reste du monde pour clore ces nouvelles alors que se termine bientôt le mois d'avril 1941.

En Amérique du sud, les idées fascistes semblent faire des émules puisqu'une guerre éclate entre l’Équateur et le Pérou. Les Péruviens soutenus par l'Axe mobilisent! Le Brésil est lui aussi concerné par des remous politiques mais il reste fidèle aux démocraties du monde libre!

En Afrique du nord, les Italiens toujours commandés par Reichenau sont contenus par deux groupes d'armées distincts : les Français en Tunisie et les forces du Commonwealth soutenues par une armée israélienne de l'autre!

Dans la corne de l'Afrique, Wavell est ralenti par des soucis de santé alors que les Britanniques échouent à nouveau à installer une garnison à Aden!

En Russie, les Soviétiques ont manifestement reçu l'ordre de prendre quelques jours de congés prolongés sur la frontière polonaise et roumaine, après avoir écrasé dans le sang une révolte en Lituanie :

Voici pour finir la situation en Europe de l'ouest :

L'observateur averti aura bien sûr remarqué ce renfort soviétique basé en Cornouailles! Staline, dans sa grande mansuétude, a proposé à Churchill l'envoi d'une petite force commandée par le Général Erasmus afin de soutenir l'effort de guerre britannique. Les armées anglaises massées au nord de la France sont en outre une sévère épine dans le pied allemand car ces derniers, incapables jusqu'à présent de s'emparer de Paris sont contraints de tenir compte de cette force puissante, a fortiori depuis qu'Anglais et Français peuvent coopérer. Néanmoins, les Allemands vont probablement décider désormais de changer de stratégie puisque depuis l'emprisonnement des complotistes français, ils ne peuvent plus espérer un effondrement soudain de la France. Ils doivent s'emparer des points de production français pour faire tomber leur perfide adversaire!

Mai - Juin 1941

La guerre se poursuit inlassablement sur le front ouest où toute une partie de la France est occupée par l'envahisseur allemand. Alors que la capitale française s'apprête à recevoir un nouvel assaut par ce beau mois de mai 1941, les Allemands semblent modifier leurs objectifs et tournent leurs canons vers les forces britanniques basées dans le nord de la France.

Espérant se débarrasser des anglais, Von Manstein entre en France à la tête de forces fraîches, récupère plusieurs armées en route et frappe de toutes ses forces les armées britanniques, à la grande surprise des Français qui ne peuvent croire qu'on leur accorde un sursis inespéré! La bataille est terrible. les deux aviations souffrent de pertes conséquentes mais les Allemands ont surestimé leur force puisqu'ils ne peuvent déloger leurs ennemis. Les Anglais perdent deux armées alors que les Allemands en perdent 4 plus une armée de blindés.

Dans le même temps, le Général Guderian tente de reprendre Lyon avec plusieurs corps blindés mais le dispositif franco-anglais commandé par Lord Gort résiste bien et ne cède pas un pouce de terrain. Enfin, les Italiens, toujours commandés par le Général Model, ne parviennent pas à faire mieux dans le sud de la France, malgré une aviation italienne qui écrase son homologue française. L'histoire secrète de la guerre révèlera que Model, fou de rage, aurait hurlé quelques paroles mystiques incompréhensibles du type "Ich bin ein déglingo!" que les Français seront bien en peine de décoder mais dont le sens global ne leur échappera pas malgré tout!

Voici donc la situation à l'issue des violents combats de mai-juin sur le front français :

 

En Afrique du nord, les forces italiennes commandées par Reichenau sentent qu'elles ont une belle opportunité de bouter les Français hors de Tunisie. Les forces françaises sont violemment repoussées et Tunis est occupée par l'Axe!

La victoire est d'autant plus importante qu'une révolte éclate en Algérie, révolte qui met hors de combat une armée blindée française! Alors que le Maghreb semble aux mains de l'Axe, Churchill décide de porter secours une fois encore à son allié français. Il envoie une armée d'infanterie tenir le terrain en Algérie et ordonne une contre-attaque sur les forces italiennes restées en retrait en Libye. Là encore, l'aviation italienne fait belle figure mais les forces commandées par Balbo sont anéanties par une coalition commandée par Wavell en personne.

Retour en Europe, dans les Balkans cette fois, où l'Axe a la bonne surprise de recevoir le soutien de la Yougoslavie qui devient pro-nazie! Immédiatement, les forces yougoslaves sont envoyées tenir les forts situés sur les frontières franco-belgo-allemandes.

Las, il ne pourrait y avoir de plus mauvais timing pour les Yougoslaves car la nouvelle tombe à la mi-juin 1941 :

Staline, suite à d'intenses négociations avec les alliés et notamment la France, constatant de plus que toutes les forces allemandes combattent sur le front français, déclare la guerre à l'Allemagne et à ses alliés! Les armées soviétiques se ruent sur la Roumanie dans un premier temps afin d'anéantir les armées roumaines totalement surprises. Bucarest est prise!

Dans un second temps, les russes attaquent Varsovie, mal défendue par Von Rundstedt. Joukov dira : "On attaque Rundstedt, j'ai jamais pu le blairer de toute façon!" Dont acte! Varsovie est prise elle aussi.

Les Russes font même une incursion à Prague qu'ils occupent quelques jours avant d'en être délogés par le Général Rommel! L'élan soviétique est cependant inexplicablement stoppé par des soucis logistiques. Probablement surpris eux-mêmes par l'étendue de leur avancée, les armées russes se voient contraintes de cesser toute progression en raison de problèmes de ravitaillement en essence!

La propagande russe va déjà bon train  :

C'est tranquille du côté de la Chine. Les Japonais occupent Chungkin et attendent patiemment leur heure. Néanmoins, les Italiens parviennent à obtenir leur aide: ils négocient un soutien japonais en Ethiopie! En effet, les forces d'Aosta coupées de leur ravitaillement par plusieurs armées britanniques assistées de forces locales aura bien du mal à résister à un prochain assaut du Général Slim surnommé "Slimfast" par son épouse et ses ennemis.

Enfin, alors que débute l'été 1941, les Britanniques préparent déjà la suite. Ravis d'avoir obtenu le soutien de la Russie, surpris de devoir si rapidement basculer d'une doctrine défensive à une doctrine désormais offensive, Churchill prépare l'opération Accolade qui vise à préparer un débarquement en Méditerranée.

Voici un aperçu global de la situation en Europe en cette fin juin 1941. A noter que depuis que l'URSS est en guerre contre l'Allemagne, cette dernière est désormais entrée en guerre totale, ce qui signifie que chaque pouce de terrain sera chèrement défendu par le Reich!

Que va faire le Japon désormais alors que le conflit s’étend en Europe et que les Américains préparent leur entrée en guerre d'ici le début de l'année 1942?!

 

Juillet Août 1941

Les Allemands ne se laissent pas démonter par la déclaration de guerre soviétique et, passé l'effet de surprise, s'emploient déjà à préparer une contre-attaque. Les Russes n'ont que très peu bénéficié de leur déclaration de guerre puisque des soucis de logistique et de ravitaillement ont bloqué l'avancée de leurs forces aux portes de l'Europe de l'est à la fin du mois de juin 1941 même s'ils ont pu écraser les Roumains et ont manqué de peu de s'emparer de Belgrade, au nez et à la barbe des forces yougoslaves envoyées occuper les forts de la ligne Maginot!

Cette photo satellite nous montre que Rommel, en raison de la météo inexplicablement pluvieuse en ce bel été 1941, a du modifier au dernier moment ses plans. Sa première idée était de jeter toutes ses forces contre Joukov, affaibli suite à la prise de la Roumanie, et d'écraser dans le sang les forces du général Soviétique. Rommel doit néanmoins se rabattre sur les forces blindées russes aux portes de la Tchécoslovaquie. Varsovie est reprise aux Russes.

Joukov ne perd pas une seconde et profite de l'opportunité qui lui est donnée pour regrouper plusieurs armées en provenance de Moldavie aux portes de Belgrade, obligeant les Allemands à réagir!

C'est finalement Von Rundstedt qui va s'opposer à Joukov en Yougoslavie mais la Wehrmacht se montre particulièrement timorée et ne passe pas à l'offensive! De son côté, le Général Vatutin organise la ligne de front centre.

Les Soviétiques ne disposent que de 2 malheureux QG pour leur guerre contre le fascisme. La purge d'avant-guerre de l'Armée rouge par Staline a laissé des traces, ce qui limite les capacités offensives russes tant que d'autres QG ne sont pas encore disponibles. Conjuguée à la faiblesse des armées soviétiques, la tâche s'annonce ardue pour l'Armée Rouge d'autant plus que les Finlandais refusent de jouer les seconds rôles et entreprennent une attaque de grande ampleur afin de s'emparer ni plus ni moins de Leningrad.

Les Soviétiques résistent in extremis à l'attaque finlandaise. Ils parviennent contre toute attente à renforcer Leningrad avec plusieurs armées. Le Général finnois Pajari a laissé passer sa chance mais la presse se fait l'écho de la vaillance de ses troupes :

                           

 

Alors que tout est désormais très calme sur le front ouest depuis l'intervention soviétique en Europe de l'est, les alliés tournent leurs forces vers l'Afrique du Nord. Le Général Wavell à la tête d'une force multinationale reprend Tripoli et menace de couper les forces italiennes, commandées par Reichenau, installées à Tunis.

De leur côté, les Français se remobilisent, reprennent position dans la zone montagneuse frontalière entre l'Algérie et la Tunisie et reçoivent le soutien de renforts canadiens au teint hâlé (hautains, allez! diront les mauvaises langues) dans l'optique de prendre en tenaille les forces de l'Axe! La flotte britannique de Méditerranée quitte Le Caire et fait le blocus de Tunis.

 

 

La flotte italienne sait qu'elle n'aura pas d'autres occasions de faire la différence et tente de déloger son homologue britannique au large de Tunis afin de rouvrir le ravitaillement des forces de Reichenau et d'éviter leur destruction. A noter que quelques temps plus tôt, le gouvernement de Mussolini s'est vu vertement tancer par le Pape Pie XII en personne qui a déploré les orientations prises par l'Italie dans ce conflit. L'influence significative du Vatican a ainsi eu un impact non négligeable sur la population italienne puisque l'Italie ne peut plus désormais constituer de garnisons sur son territoire, sous peine de prendre directement le chemin du purgatoire! Bien en a pris cela dit à Mussolini qui a réussi in extremis à établir une garnison à Rome quelques jours avant la prise de position du Saint-Père.

Nous voyons ici une photo satellite qui nous indique grossièrement les lignes de front en Europe et met l'accent sur le mouvement audacieux des Italiens en Méditerranée :

Les Italiens bénéficient dans un premier temps d'une technologie inédite : les torpilles humaines qui manquent d'envoyer par le fond le navire de guerre Nelson. Le destroyer anglais doit se replier sur Gibraltar, laissant la flotte affaiblie. Suite à cette attaque et sur un coup du destin inouï, les Italiens parviennent à surprendre la flotte britannique en pleine nuit. La bataille qui s'en suit provoque la déroute de la flotte britannique qui perd 3 navires, dont l'Amiral Cunningham, et endommage six navires! Le succès de la Supermarina est complet. Les Italiens, une fois leur forfait accompli, repartent tranquillement mouiller au large des côtés albanaises alors que la flotte française arrive peu après la déroute anglaise pour prendre le relais au large de Tunis.

Retour sur le front ouest. Les forces de l'Axe installent dans le nord de la France des batteries côtières très puissantes qui risquent de passablement gêner les mouvements de la flotte britannique, décidément peu à la fête en cet été 1941. En outre, un raid de parachutistes Allemands échoue de très peu à enlever le Général O'Connor. Cela aurait été une réelle catastrophe pour les Britanniques qui auraient perdu là leur meilleur QG. Enfin, cerise sur le gâteau du côté anglais, voilà que des groupuscules écossais se constituent en mouvements de résistance pro-nazi au cœur même d’Édimbourg! Churchill manque d'avaler son cigare face à cette série de mauvaises nouvelles...

La situation globale en Europe en cette fin août 1941 :

 

Nous tenons enfin à vous faire part de cette coupure de presse inédite qui nous informe du séisme qui survient à Los Angeles au début du mois d’août 1941 et qui nous annonce par la même occasion l'offensive de Vatutin sur le front du centre :

 

Pour finir la chronique de l'été 1941, quelques nouvelles d'Asie. Alors que les Britanniques parviennent à rouvrir la route de Birmanie, les Chinois et les Japonais entreprennent des négociations de paix. Néanmoins, le japon se rend compte qu'il s'agit d'une arme à double tranchant qui risque de lui apporter plus d'ennuis que cela n'en résout. Les négociations de paix ne portent pas leurs fruits.

Cependant, le Japon se réjouit de voir basculer la Thaïlande à ses côtés, preuve que sa diplomatie va bon train avant le choc tant attendu contre l'ennemi américain!

Et la France (et le monde !) s’interroge :

 

Septembre - Octobre 1941

 

L'hiver approche. L'Axe souhaite effectuer une poussée au centre du dispositif soviétique avant l'arrivée des premiers flocons. Rommel est chargé de rassembler une force conséquente afin de frapper Vatutin via Varsovie et de contraindre les Russes à se replier sur une ligne de front plus réduite.

L'attaque lancée contre Vatutin est cependant un échec relatif. En effet, les Soviétiques subissent la destruction de trois de leurs armées et deux unités aériennes sont endommagées mais ils parviennent à tenir le terrain et ne reculent pas. Staline a émis un ordre incontestable enjoignant l'Armée Rouge de tenir sur toutes ses positions et Vatutin a eu à cœur de respecter à la lettre les exigences de son chef. Les Allemands perdent de leur côté trois armées suite à la résistance acharnée de leur ennemi.

Plus au sud, Von Rundstedt hésite à lancer une offensive contre Joukov. Effectivement, les Allemands pouvaient attaquer à dix dés mais à court d'idées, ils n'attaquèrent tout simplement pas, ce qui leur valut les moqueries de leur ennemi bolchévique. Les Soviétiques en profitent pour renforcer toutes leurs positions avant l'hiver qui s'annonce. Seuls les Finlandais se décident à poursuivre leur offensive sur Leningrad mais là encore leur attaque est beaucoup trop timide pour s'emparer de la ville des Tsars!

En Afrique du Nord, le Général Wavell poursuit sans hésitation son offensive vers la Tunisie. Il affronte les forces du général Balbo en brisant le moral adverse grâce à sa danse fétiche du "Ça, je le mets, ça je le mets pas!".

Les Italiens ne se laissent pas démonter puisque malgré une destruction totale de ses forces au sol, l'aviation italienne met hors de combat les deux unités blindées britanniques.

Reichenau est désormais totalement encerclé par les forces françaises d'une part et par les forces de Wavell de l'autre. Les Canadiens, basés à Alger, envoient d'ailleurs un corps blindé et de l'infanterie renforcer les positions de Wavell alors que la flotte britannique de l'Atlantique arrive au large de la Tunisie suite à la débâcle du mois précédent.

Du côté de l’Éthiopie, le Général Slim lance toutes ses forces contre Addis-Abeba. L'aviation britannique permet de réduire la défense italienne mais, au terme de violents combats, les Italiens ne tiennent plus la ville qu'avec quelques centaines d'hommes mais ils tiennent toujours!

Alors qu'un coup d'état en Irak précipite le pays dans la guerre aux côtés de l'Axe, donnant ainsi la possibilité à l'Allemagne et à ses alliés de potentiellement bénéficier de sources d'approvisionnement conséquentes en pétrole, les Britanniques envoient Lord Gort, jusqu'alors stationné en France, en Palestine afin de combattre les Irakiens. Les Alliés ont en effet profité du calme sur le front français à ce moment de l'année pour se priver de quelques forces. Ils ne se doutaient pas bien sûr des évènements qui allaient remettre le feu aux poudres en France!

Le Führer, exaspéré par le constat que ses armées piétinent en France a ourdi un plan machiavélique qui va s'avérer une réussite. Le Général Franco n'a jamais accepté de précipiter son pays dans le conflit au grand dam de l'Axe. Goering imagine alors d'organiser un assassinat du caudillo afin de placer un gouvernement pro-nazi à la tête du pays. La tentative d'assassinat est un succès :

Comme vous le constaterez sur cette coupure de presse, l'Espagne bascule immédiatement du côté de l'Axe à la grande surprise des Britanniques:

A Gibraltar, une nouvelle vague de réfugiés affluent (la précédente datant de 1936).

Les forces espagnoles profitent de l'absence de troupes en défense à Gibraltar pour s'emparer de ce passage stratégique. La Méditerranée est fermée aux flottes alliés tant que Gibraltar sera occupée!

Immédiatement, les Allemands envoient le Général Model, décidément dans tous les coups, soutenir les Espagnols. Les Alliés réagissent rapidement et préparent déjà la contre-attaque au Maroc. Le Général Auchinleck sera envoyé un peu plus tard au Maroc afin d'organiser la reprise du Rocher :

Cette entrée en guerre des Espagnols est une sévère épine dans le pied des Alliés puisque les forces françaises risquent de devoir ouvrir un nouveau front dans le sud du pays. Pour l'heure, les forces espagnoles sont fixées en Afrique du nord mais c'est une très mauvaise nouvelle!

Cet évènement redonne le moral aux forces allemandes sur le front français!  De plus, les Allemands avaient déjà eu la bonne surprise de constater la très grande efficacité de leurs services de renseignement puisque quelques jours seulement avant le basculement de l'Espagne, c'est la Hollande qui acceptait de collaborer avec le gouvernement allemand et de lever une armée pour l'Axe!

(Anton Mussert, chargé par le Fürher d'organiser un état néerlandais autour du parti Nazi NSB).

Dans le même mouvement, l'Afrique du sud dont on connaît les liens historiques avec les Pays-bas bascule elle-aussi du côté de l'Axe! Churchill ne sait plus où donner de la tête et certains au sein de son gouvernement se demandent s'il est bien l'homme de la situation!

Goering ordonne au Général Guderian de profiter de la déstabilisation des Alliés! Guderian reçoit l'ordre de frapper de toutes ses forces la capitale française en partie dégarnie suite au transfert de troupes en réaction aux combats en Afrique du nord!

Le groupe d'armées allemand A récupère des forces yougoslaves basées sur la ligne Maginot et lance ses blindés contre Paris. Une grande bataille aérienne a lieu au-dessus de la capitale française...

... bataille dont les Allemands sortent largement vainqueurs car ce ne sont ni plus ni moins six unités aériennes françaises qui sont détruites! De plus, deux unités blindées françaises sont mises hors de combat par l'aviation allemande. Le monde libre tremble car Paris semble plus vulnérable que jamais. C'était cependant sans compter sur la résistance héroïque des Français qui malgré de lourdes pertes tiennent le terrain!

Les Allemands ont cependant du dégarnir une partie de leur front pour lancer une telle offensive. Les forces britanniques menées par le général O'Connor profitent de l'occasion pour contre-attaquer dans le nord de la France. Malgré une météo exécrable, l'aviation anglaise parvient à faire décoller la quasi totalité de ses forces et détruit toute résistance allemande. Les forces du général 'O'Connor reprennent Lille! Le dispositif d'artillerie qui menaçait la marine britannique est mis hors service. La Belgique n'est plus défendue que par quelques forces de l'Axe.

Alors que nous approchons de la fin du mois d'octobre et que les Alliés sont occupés sur de multiples fronts, les Italiens tentent de reproduire leur formidable attaque navale au large de la Tunisie! L'Amiral Iachino effectue une sortie et engage la flotte française dont la valeur de combat est à peu de choses près similaire à la Supermarina.

 

Néanmoins, les Alliés se font à nouveau surprendre par la témérité de la flotte italienne qui bénéficie d'un petit avantage tactique, suffisant pour couler le "Lorraine" et pour endommager trois navires français! L’État-major Allié s'arrache les cheveux de stupeur alors que la flotte italienne, une fois son nouveau forfait accompli, repart tranquillement vers sa base au large de l'Albanie sans avoir subi le moindre dégât!

La presse italienne se gausse à juste titre d'une telle supériorité navale :

Enfin, dernière mauvaise nouvelle pour les Alliés, l'Espagne déclare la guerre au Portugal dans le but de s'emparer avec les Sud-Africains des ressources portugaises au Mozambique!

En Asie, les Japonais entreprennent des mouvements de troupes au large de la Thaïlande et dans les Philippines ...

 

... mouvements dont la presse se fait immédiatement l'écho :

Voici pour finir un aperçu des différents théâtres d'opération. Commençons par l'Europe :

Voici la situation en Afrique du Nord :

... au Proche et au Moyen-Orient :

...en Asie où la déferlante japonaise ne va plus guère se faire attendre :

... et enfin aux Amériques où le Guatemala, le Nicaragua et le Costa Rica se sont alliés aux États-Unis:

 

Le poste de Premier Ministre de Churchill pourrait rapidement lui échapper si les Alliés ne reprennent pas en main la situation alors que le mois de novembre 1941 va débuter!

 

Novembre - Décembre 1941

Alors que les Alliés ont été pris de court par l'entrée en guerre des Espagnols, l'adage disant qu'une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule prend tout son sens pour le camp du monde libre. En effet, en ce début novembre 1941, l'Axe lance ses sous-marins contre les navires américains croisant dans l'Atlantique, déclarant de facto la guerre aux Etats-Unis! Les Américains se préparaient cependant à cette éventualité et ils se félicitent de constater que les attaques de U-boat n'ont pas eu d'effets sur ses flottes.

 

Immédiatement, sur le front français où les Allemands ne progressent plus, les Britanniques renforcent Lille alors que les forces de l'Axe se positionnent en défense, laissant les abords de Paris à peine occupés par une courageuse garnison :

Le groupe d'armées allemand A se regroupe en Belgique et les Hollandais reçoivent le soutien de Manstein. De leur côté, les Espagnols tiennent les passages frontaliers susceptibles de recevoir un assaut des Alliés. Les forces françaises profitent de l'occasion pour contre-attaquer en Champagne-Ardennes et desserrent l'étau allemand sur la capitale :

Les Alliés qui s'attendaient en outre à une lutte sans merci devant Tunis sont consternés d'apprendre que Reichenau qui défendait la ville avec plusieurs armées italiennes a tout simplement abandonné son allié pour se diriger aux abords de Leningrad aux côtés des forces finlandaises! Les couloirs du palais de Mussolini résonnent encore de la consternation du Duce lorsque celui-ci a compris que les Finnois valaient manifestement mieux que les Génois!

 

Quoi qu'il en soit, le voyage de Reichenau dans le nord ne sera guère profitable à l'Axe puisque l'attaque finlandaise sur Léningrad ne donnera rien, en raison notamment de l'efficacité de l'aviation soviétique.

Par contre, Wavell et ses hommes profitent immédiatement de l'aubaine pour lancer toutes leurs forces contre Tunis! L'attaque du général anglais inflige de lourdes pertes aux Italiens mais ces derniers tiennent la ville avec quelques centaines d'hommes. Les Canadiens, fers de lance de l'assaut sont secoués par la résistance italienne.

 

Les Alliés ne désespèrent cependant pas et lancent les forces françaises commandées par Auchinleck contre Tunis qui est finalement reprise! Cette partie de l'Afrique du Nord est libérée mais il reste encore le verrou de Gibraltar à faire sauter!

 

 

Goering, de rage, lâchera d'ailleurs un "Ich scheisse in der Flammuck!" que la bienséance nous empêche de traduire! Les Alliés d'ailleurs s'emploient à inciter le Führer a étoffer encore davantage son vocabulaire car ils lancent coup sur coup plusieurs opérations sur les bords de la Méditerranée et au Proche-Orient.

Dans un premier temps, le général Slim attaque Adis-Abeba mais son attaque échoue en raison de l'inefficacité de l'aviation anglaise alors que dans le même temps, à la façon de Reichenau, le général Aosta avait quitté la ville pour se rendre à Bagdad soutenir la défense des ressources pétrolières irakiennes!

 

De leur côté, les Français envoient des forces en Syrie dans l'optique de précisément menacer les gisements pétroliers du Moyen-Orient. Ils renforcent en outre la Corse afin de gêner les mouvements de flotte de l'Axe en Méditerranée.

Au début du mois de décembre, les premières forces américaines débarquent au Maroc aux abords de Gibraltar sous le commandement du général Patton qui reçoit l'ordre d'organiser la reprise de Gibraltar que les Italiens ont déjà renforcé :

 

 

La propagande italienne va bon train pour illustrer ces événements :

 

 

Enfin, alors que la flotte italienne avait connu de beaux succès les mois passés, c'est plutôt calme du côté naval. Les Anglais et les Français reconstituent une flotte digne de ce nom; ils sont informés en outre par leur allié Américain que la flotte de l'Atlantique se dirige vers la Méditerranée afin d'apporter son soutien. Les Américains, en raison du verrouillage de Gibraltar se voient contraints d'envoyer leur flotte via le Canal de Panama puis de Suez! A l'heure où nous écrivons ce reportage, la flotte américaine de l'Atlantique est basée au  large de l'Australie!

 

 

C'est alors que la flotte américaine de l'Atlantique apprend la terrible nouvelle en ce début décembre 1941!

 

 

Le gouvernement japonais qui vient à peine de nommer Tojo à sa tête fait le pari fou de lancer une grande attaque aéronavale contre la flotte américaine du Pacifique basée sur l'archipel d'Hawaï! Au petit matin, le Japon lance toutes ses forces contre Pearl Harbor!

 

 

La flotte américaine n'est cependant pas totalement présente au moment de l'attaque puisque plusieurs porte-avions US sont alors en mission au large. Mais la surprise est totale et la flotte américaine qui mouillait dans le secteur de Lahaina Roads est frappée de plein fouet par son ennemi japonais!

 

 

Les pertes américaines sont effroyables car ce ne sont pas moins de quatre navires qui sont coulés lors de la première vague d'assaut : les USS Washington, Arizona, Yorktown ainsi que le navire de l'amiral Spruance sont envoyés par le fond! La flotte américaine n'a pas le temps de revenir pour soutenir ses hommes lors de la seconde vague d'assaut japonaise qui coule trois navires supplémentaires : les USS Tennessee, Oklahoma et Idaho. Une chance que les Etats-Unis compte 50 états et autant de grands hommes car sa flotte manque d'être anéantie par l'efficacité meurtrière de l'attaque japonaise!

C'est évidemment la consternation dans le camp allié. Les USA prennent immédiatement les armes contre l'ennemi nippon :

 

L'attaque sur Pearl Harbor n'a cependant pas été un acte isolé puisque les Japonais en profitent pour lancer toute une série d'attaque amphibies dans le Pacifique :

 

Le général Inamura prend position au large de la Thailande..................... et d'autres forces japonaises s'installent en Malaisie !

                       

Tojo, chef du gouvernement japonais lancera d'ailleurs une formule qui restera célèbre et qui n'a rien à envier à l'humour teuton : "La Malaysie, non m'allez-y!". Il se dit que les Alliés ont été frappés de consternation devant une telle outrecuidance et un tel mépris des circonvolutions de leur langue!

Les Américains se voient contraints de rassembler leurs flottes, sévèrement amputées de plusieurs navires. La flotte Atlantique a franchi le canal de Panama à temps car un attentat fomenté par les Japonais endommage le passage, bouclant le canal pour quelques semaines :

Les Chinois réagissent à leur manière à la globalisation du conflit en accomplissant une intéressante levée de partisans au cœur même du dispositif japonais en Chine :

Les Japonais se voient contraints de se débarrasser de ces partisans sous peine d'être coupés du reste de leur armée. Ils lancent une attaque qui est un succès mais qui leur coûte tout de même deux armées.

Nous terminons ce reportage avec le front russe. Les Soviétiques sont très étonnés de la passivité des forces de l'Axe puisque aucune attaque n'est lancée par les Allemands, hormis celle sur Léningrad, laissant tout loisir à Staline de lever davantage de troupes sans avoir subi la moindre perte.

Toutes les positions soviétiques sont renforcées alors que l'hiver s'installe en Russie et en Europe de l'est!

L'année 1941 s'achève donc sur cette situation dans le Pacifique ...

et  en Afrique du Nord  :

 

1942 promet un déluge de feu aux quatre coins du globe.

Janvier - Février 1942

Alors que les Américains se réveillent à peine du cauchemar du désastre de Pearl Harbor, voici que les Japonais, sûrs de leur marine impériale, envisagent de régler son compte à la flotte US initialement destinée à renforcer la Méditerranée et actuellement basée au nord de l'Australie! L'Amiral Yamamoto envoie sa flotte au contact de l'ennemi :

Les Américains, en infériorité numérique, ne remarquent tout d'abord pas les navires japonais mais un officier de bord aperçoit au dernier moment des mouvements suspects au large et avertit l'Amiral Fletcher. Celui-ci surprend la flotte japonaise avant qu'elle puisse se mettre en ordre de bataille. La flotte japonaise, dite "Imatumi" mais que les Japonais rebaptiseront ensuite avec leur humour légendaire "Izontoupri", ne peut que subir l'attaque US sans même pouvoir répliquer : 2 porte-avions sont endommagés et la navire de l'Amiral Yamamoto subit de lourds dégâts, le mettant hors de combat pour de nombreux mois.

 

Les Américains se retirent ensuite rapidement laissant leur adversaire défait. La flotte de Fletcher reçoit de plus les renforts de trois porte-avions; de quoi tenir la dragée haute aux Japonais dans cette partie du Pacifique. Les journaux US se font déjà l'écho de cette victoire non décisive mais bonne pour le moral après la perte de la flotte de Hawai.

Aux Etats-Unis, le gouvernement américain ordonne l'arrestation de nombreux civils sur son territoire, soupçonnés de liens avec l'ennemi :

Quoi qu'il en soit, les Japonais ne se laissent pas abattre. La propagande fonctionne à plein régime :

Le Japon lance une série de mouvements rapides suivis de débarquements bien préparés. Ils débarquent à Ceylan, prenant totalement de court les Britanniques, contraints de renvoyer Wavell afin d'éviter une invasion de l'Inde!

De son côté, le Général Terochi s'empare d'une partie de la Papouasie-Nouvelle Guinée, forçant là aussi les Alliés à réagir par l'envoi du Général Clark à Guadalcanal et de forces australiennes :

Les Japonais se dirigent enfin vers Singapour et, pour finir, construisent un pont entre la Birmanie et la Thailande, pont qui donnera son nom à un film célèbre dans le futur.

 

De l'autre côté du globe, les combats font rage autour de la Méditerranée. Le front français est stabilisé. Aucune action d'envergure n'est à déclarer dans cette partie de l'Europe. Seul Guderian est mobilisé à nouveau contre les alliés et prend position en Belgique afin de commencer les préparatifs d'un probable futur coup de boutoir dans ce secteur lorsque la météo sera plus clémente. Les Britanniques renforcent également de leur côté la région de Lille.

En Afrique, les Alliés ont impérativement besoin de s'emparer de la capitale somalienne s'ils veulent pouvoir disposer de plusieurs armées fraîches sur les autres points chauds du globe. Le Général Slim reçoit l'ordre de tout faire pour détruire la résistance ennemie à Adis-Abeba. Les forces de l'Axe sont enfin détruites mais elles combattent vaillament et infligent de lourdes pertes aux britanniques. Mais l'essentiel est fait, la Somalie italienne n'est plus.

Les Italiens justement tiennent à maintenir la pression sur Gibraltar et y envoient des renforts, toujours sous le commandement de Model. Les Alliés entreprennent de vastes opérations pour isoler les forces ennemies de Gibraltar alors même que des partisans se soulèvent dans le sud de l'Espagne et obligent l'Axe à réagir pour éviter l'encerclement. Les Américains envoient plusieurs armées en renfort au Maroc et demandent même au Général Smith de rejoindre les partisans espagnols pour tenter d'organiser la défense :

Le Général Model est dépêché immédiatement à Madrid et lance une attaque sur les partisans et sur le QG du Général Smith. Les Américains, mal préparés, sont sévèrement battus et doivent abandonner le secteur. Le Général Patton, constatant alors que Gibraltar n'est plus commandée par Model, tente une attaque sur le Rocher. Si l'aviation alliée défait complètement l'aviation italienne, les troupes au sol sont moins chanceuses car l'attaque ne donne rien et endommage même une armée britannique. :

Les Alliés comprennent qu'il va falloir beaucoup de temps pour reprendre Gibraltar; ils envoient des renforts à Lisbonne pour obliger l'Axe à disperser ses forces et la presse commente les derniers événements :

Les Italiens de leur côté n'entendent pas se laisser mener à la baguette, a fortiori par les Français! Ils sortent leur flotte et tentent d'infliger pour la troisième fois une défaite cuisante à la flotte franco-britannique basée au large de Tunis!

Cette fois-ci cependant, les Alliés ne se laissent pas surprendre et prennent même leur adversaire de vitesse puisque ce sont eux qui ouvrent le feu les premiers :

Deux gros cuirassés italiens sont sévèrement endommagés. Les Italiens s'en retournent gentiment dans leur base pour y panser leurs blessures.

Alors que les Français ont commencé à établir des garnisons en Corse et lorgnent sur la Sardaigne, les Britanniques ont des objectifs bien plus ambitieux : la Sicile voire même le sud de l'Italie, ni plus ni moins. Le GQG a préparé depuis de nombreux mois l’opération Accolade. Churchill ordonne donc un débarquement en Sicile, non défendue. L'opération est un succès :

Sur leurs lancées, les Britanniques sentant qu'ils ont une opportunité de mettre un pied dans le sud de l'Italie, envoient le Général O'Connor s'emparer de la zone montagneuse à partir de laquelle la conquête de l'Italie pourrait avoir lieu :

La presse britannique exulte...

... mais les Alliés vont avoir fort à faire car les Italiens vont devoir défendre leurs terres désormais.

Du côté du front de l'est, les Soviétiques continuent à organiser leur armée. Le Général Reichenau tente une nouvelle attaque avec les forces finlandaises sur Léningrad. L'attaque des forces de l'Axe ne donne rien car la ville est bien protégée.

Le Général Vatutin reçoit, lui, l'ordre par Staline en personne de lancer toutes ses forces contre Danzig, partie du front la moins protégée par les armées allemandes.

L'aviation soviétique, en supériorité numérique, permet à Vatutin de se débarrasser d'une armée allemande mais la défense teutonne est efficace car les russes sont sévèrement défaits et reculent sur leur position de départ. Les Soviétiques savent qu'ils peuvent immédiatement bénéficier d'une vague de renforts sans précédents et reprennent leurs positions sur tout le front.

L'Axe semble manifestement attendre là aussi une météo plus clémente pour contre-attaquer car aucune action d'envergure n'a lieu, outre la bataille de Danzig.

Retour en Europe de l'ouest enfin où les Américains rompent un traité avec l'Irlande et installent une garnison au sud de l'Irlande. Dernière nouvelle avant de conclure cette chronique; Marlène Dietrich, la célèbre actrice, annonce qu'elle s'installe aux Etats-Unis! Elle conspue les décisions du gouvernement de Goering et apporte désormais tout son soutien à l'effort de guerre américain!

Petit tour d'horizon avant de se diriger vers le printemps 1942. La situation en Europe et en Afrique du nord :

La situation sur le front russe ...

... en Inde et à Ceylan ...

... en Chine et en Asie du sud-est...

... et enfin au nord de l'Australie :

 

Le printemps 1942 apportera sans aucun doute son lot de surprises!

Mars - Avril 1942

Ce début de printemps 1942 se caractérise par des opérations mesurées mais significatives dans le Pacifique. Voici la situation au début du mois de mars 1942:

Les Japonais se répandent comme la petite vérole au nord de l'Australie, aux portes de l'Inde et en Asie du sud-est! Le Général Inamura perpètre des massacres importants aux abords de Singapour et se voit immobilisé pour cette raison. Néanmoins, le Japon, estimant s'être emparé de suffisamment de territoires pour obtenir la reddition de son ennemi britannique, propose à Churchill l'ouverture de négociations de paix. Celui-ci, avec la verve dont nos contemporains sont désormais coutumiers, ne manque pas d'adresser aux japonais un "Fukyu", expression japonaise que la bienséance nous empêche de traduire ici mais dont notre fidèle lecteur aura aisément déterminé la teneur et le sens!

En Chine, les Américains envoient le Général Stillwell, surnommé Vinegar Joe, soutenir l'effort de guerre de Tchang-Kai-Chek. Son portrait issu du Times nous permet de nous rendre compte de la bonhomie du bonhomme!

Ce petit regard espiègle ne doit pas cacher les compétences militaires de l'homme! En effet, à peine son QG arrivé auprès de Tchang-Kai-Chek, le Général Stillwell lance une attaque avec les forces nationalistes contre les forces japonaises, pochant de ce fait plusieurs armées nippones!

Les Japonais répondent immédiatement en envoyant le Général Kim en défense mais celui-ci est écrasé par l'offensive éclair de "Vinegar Joe". Voici la situation à l'issue de cette campagne inattendue :

Le Japon va devoir s'employer à libérer ses forces du piège formé par les armées nationalistes!

 

Les Japonais, sur leurs autres théâtres d'opération ne se laissent pas démonter. Le Général Inamura, occupé comme nous le disions à violer, piller et démembrer fixe tout de même d'importantes forces britanniques en Inde et à Ceylan, celles des généraux Alexander fraichement débarqué de Londres et du général Wavell :

Le Japon, de plus, se lance dans une offensive en Nouvelle Guinée contre les forces néo-zélandaises et anéantissent leurs ennemis du Commonwealth, au grand dam de Churchill qui craint de plus en plus pour son poste de Prime Minister!

La flotte américaine, outrée de cette manœuvre japonaise visant à menacer directement l'Australie, se positionne à Guadalcanal et intercepte la flotte principale nippone. Les deux flottes engagent le combat! Au terme de la bataille, ce ne sont ni plus ni moins 3 portes-avions japonais et autant de navires de guerre qui sont endommagés par les canons américains; le Zui-Ho est d'ailleurs coulé. La presse US se fait l'écho des événements :

Les Américains ont enregistré moins de pertes mais deux de leurs navires, le Saratoga et le Nevada, sont envoyés par le fond. Les USA peuvent néanmoins compter sur leurs usines, bien plus nombreuses que celles de leurs homologues japonais, pour remettre en service les rafiots endommagés!

Voilà pour l'essentiel des opérations en Asie et dans le Pacifique :

        

 

 

En Europe, le mauvais temps met à mal plusieurs tentatives d'opérations militaires sur le front finlandais et polonais. C'est d'abord le Général Von Reichenau qui ordonne à ses hommes de lancer une attaque par mauvais temps, dans la boue, à ses hommes. L'attaque est si mal préparée qu'elle ne donne rien. Reichenau, en rage, part faire une promenade torse nu, par -15° afin de montrer à ses hommes de quoi sont faits les héros. Mais bien mal lui en prend car, dans la nuit, il meurt d'une attaque, une de trop diront ses détracteurs! Une nécrologie lui rend hommage, nous non...

Du côté du front polonais, le Général Vatutin souhaite lui aussi lancer une offensive mais la météo exécrable le scotche également sur place! Le Général Rommel décide alors à son tour de donner une leçon à ces Russes outrecuidants! Il attaque par mauvais temps plusieurs armées au nord de la Hongrie. Les Russes choisissent la retraite en bon ordre mais perdent malgré tout une unité blindée en raison de l'efficacité de l'aviation allemande. Néanmoins, Rommel est tombé dans le piège tendu par les armées russes car rien ne peut désormais empêcher les Soviétiques de lancer une attaque contre Gdansk afin de réduire leur ligne de front :

Grâce à une aviation russe elle aussi fort bien inspirée qui détruit une armée blindée, l'attaque est un succès et les Soviétiques entrent à Gdansk/Danzig. Enfin, la Russie reçoit le soutien d'un nouveau leader : le général Yeremenko apporte son soutien au Général Joukov qui bénéficie lui aussi d'une exposition inattendue et si peu méritée alors qu'il a été bien tranquille cette saison !

La situation sur le front russe à la fin du mois d'avril 1942 :

En Méditerranée, les Britanniques renforcent leur tête de pont dans le sud de l'Italie via la Sicile. Cela fait réagir l'Axe qui envoie pas moins de 5 armées pour tenir la dragée haute à l'envahisseur anglais.

En Espagne et aux portes de Gibraltar, ce sont les armées américaines qui débarquent en grand nombre afin de menacer Madrid alors que les Britanniques se déploient sur les frontières espagnoles dans le but de lancer une grande offensive prochainement contre la péninsule ibérique à partir du sud de le France:

 

Ainsi, le Général Smith se déploie à Lisbonne pendant que le Général Auchinlek est envoyé en Provence et que Patton menace toujours directement Gibraltar. Le Général Slim renforce de son côté le nord de la France dans l'attente d'une éventuelle attaque allemande en plein cœur du printemps. L'Axe compte sur le Général Model pour assurer la défense du Rocher et de toute l’Espagne!

 

 

Enfin, du côté des opérations navales, deux raiders allemands sont sévèrement endommagés en tentant de franchir le blocus britannique. Une partie de la flotte française et britannique est envoyée dans le Pacifique via le Canal de Panama afin d'apporter assistance à la défense américaine. De son côté, Churchill est largement décrié au Parlement pour sa conduite de la guerre mais il conserve, pour le moment, la confiance des Lords britanniques.

L'été 1942 approche.

Mai - Juin 1942

Les Alliés s'efforcent de mettre la pression sur les forces de l'Axe en Europe. L'Allemagne, contrainte de mobiliser des forces sur de multiples fronts, réorganise ses armées. Goering, particulièrement préoccupé par le front russe sur lequel il ne se décide toujours pas à passer à l'offensive, envoie trois armées, jusqu'alors stationnées dans le sud de l'Italie afin de contrer la menace d'invasion de la péninsule, à Varsovie. De la même façon, les groupes d'armées F et B sont renforcés par des unités prélevées en partie sur le front français; le groupe d'armées G est créé.

Les Allemands entreprennent tout d'abord de se débarrasser de partisans gênants en Pologne. Si le combat est aisément remporté, les Allemands perdent malgré tout une armée face à des résistants bien inspirés! Les Allemands se retrouvent ainsi en situation d'infériorité numérique face à un Général Vatutin qui rêve chaque nuit de s’asseoir aux côtés de Staline! Impatient d'en découdre avec les Allemands qui ne peuvent aligner que deux armées d'infanterie, Vatutin se lance à l'attaque au nord de la Pologne, écrase les deux armées allemandes mais perd  quatre armées russes dans cette entreprise! Le voici très avancé en Pologne :

L'Axe est sommé de réagir! C'est Von Rundstedt qui s'occupe de contre-attaquer Vatutin dans une attaque qui ne donne rien car les Soviétiques parviennent à se replier en bon ordre sur leurs positions. Le Général Yeremenko, inspiré par l'ardeur de son collègue, lance une grande attaque contre le Groupe d'armées G. Son attaque se brise sur une défense allemande solide. Les Soviétiques infligent des pertes mais en subissent trois fois plus que leurs ennemis.

C'est alors le Général Kleist qui souhaite profiter de l'opportunité pour percer le front russe. Il lance une grande blitzkrieg aux portes de l'Ukraine. Les russes perdent cinq armées contre deux malgré tout pour les Allemands mais le front russe est désormais clairement menacé au centre . Les Soviétiques n'ont guère le choix; il leur faut rétablir la situation et c'est Joukov qui s'occupe de refermer la poche en contre-attaquant avec ses forces jusqu'alors stationnées en Roumanie. Les Allemands sont anéantis dans la contre-attaque russe. Joukov sait qu'il va devoir défendre vaillamment ses positions contre les dernières forces allemandes en état de le repousser. Alors qu'il pensait que les Allemands profiteraient de la situation pour le contourner par le sud en s'emparant au passage des ressources pétrolières roumaines, Joukov se rend compte que Guderian a choisi de l'attaquer en frontal par la Slovaquie. Le combat est terrible! Quatre armées allemandes dont une yougoslave sont détruites dans le combat alors que les russes qui tiennnent le terrain perdent sept de leurs armées dont quatre armées blindées!

Le printemps aura donc été particulièrement sanglant sur le front est. A l'issue des combats, les Soviétiques grâce à leur extraordinaire capacité à recomposer leurs armées, tout de même très sévèrement atteintes, reconstituent leur front :

Si Joukov devra se sortir de la nasse, il pourra compter sur le soutien de plusieurs généraux russes qui ne seront pas de trop pour résister face aux attaques allemandes de l'été 1942.

Du côté du front français, c'est une sorte de nouvelle drôle de guerre qui a lieu. Les Alliés profitent de la pusillanimité des forces de l'Axe, trop occupé ailleurs, pour renforcer leurs lignes! Les Américains poursuivent leurs débarquements de troupes fraîches et surtout de matériel blindé chargé d'assister le britannique dans la destruction des forces espagnoles et la reprise de Gibraltar. Le Général Auchinlek, malgré des ordres contraires, tente une attaque sur Barcelone.

L'attaque mal préparée est repoussée par les Espagnols et voit même la destruction d'une armée britannique. Auchinleck est saqué sur le champ par son Etat-Major et remplacé par le Général Gott qui est envoyé, lui, en Afrique du Nord.

En Espagne, la pression alliée ne cesse de s'intensifier sur Madrid. Les alliés encerclent Gibraltar et coupent le ravitaillement avec la flotte franco-britannique afin de contraindre Model à la reddition. Les Italiens décident alors de lancer leur flotte contre la flotte alliée au large de Gibraltar dans l'espoir de réussir une nouvelle entourloupe dont ils ont le secret! Les deux flottes engagent le combat. Les Britanniques connaissent bien désormais leurs adversaires italiens et effectuent un combat parfait! Tous leurs tirs vont droit au but, endommagent tous les navires italiens et subissent, eux, des pertes minimes. La flotte italienne est anéantie et mise hors de combat pour une longue période!

Le Général Model se retrouve bien seul avec ses forces italiennes et espagnoles! Profitant du transfert du Général de Gaulle qui est envoyé en Afrique du Nord afin de ramener l'ordre en Algérie où des partisans de l'Axe ont envahi les rues d'Alger, Model tente de se libérer de l'étau constitué par les Alliés autour du Rocher.

Il contre-attaque les forces françaises et s'installe à Alger, sauvant pour l'instant ses quelques armées. Les Alliés reprennent Gibraltar et par là-même le contrôle de la Méditerranée. Les Alliés profitent immédiatement de cette situation pour envoyer plusieurs armées en Libye afin de constituer un nouvel étau autour du Général Model et des survivants de Gibraltar :

En Espagne, la situation n'est guère plus réjouissante pour les forces espagnoles qui refusent le combat et se regroupent dans la capitale. Les Portugais s'emparent de la Corogne permettant aux britanniques de débarquer davantage de troupes alors que les Américains s'emploient déjà à préparer les prochains combats autour de Madrid.  A noter qu'au sud de l'Italie, les Alliés se sont contentés de renforcer leurs positions.

Une illustration de la situation en Europe, dans la péninsule ibérique et en Afrique du Nord :

Et nous voyons ici la situation sur le front russe à la fin du printemps 1942 :

 

Dans le Pacifique, les Japonais sont restés très tranquilles, essentiellement en raison d'une météo déplorable qui les a empêchés de poursuivre leurs invasions. Les Alliés s'emploient à mobiliser plusieurs armées en Australie afin de contrer une éventuelle poursuite de l'offensive nippone actuellement en Nouvelle-Guinée :

En Chine, Stilwell a encerclé deux armées japonaises et espère s'en débarrasser rapidement dans le but de sévèrement contraindre le Japonais à poursuivre le combat; chaque soldat japonais occupé contre les Chinois n'est pas en mesure de s'opposer au déploiement des forces américaines dans le Pacifique :

Le Général Kim a réussi une petite attaque contre des forces chinoises qui se sont aisément repliées. Stilwell aura malgré tout fort à faire pour résister à la contre-attaque estivale japonaise. Quoi qu'il en soit, les Chinois ne comptent pas, dans ces conditions, signer une paix avec le Japon!

Les mois de juillet - août 1942 s'annoncent sanglants sur la plupart des fronts.

 

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